Mobirise

PRESSE

(extraits)
(...) La peinture actuelle de Bruno Deprez peut surprendre par cette puissante ossature de la composition et par sa violente richesse chromatique. Son style a progressivement gagné en profondeur, en maîtrise. De ce noir omniprésent qui obsédait sa palette, il a réussi à ne conserver que des cernes plus ou moins impulsifs qui viennent encore titiller la couleur et renforcent les axes de la composition. Cette évolution n’a heureusement pas entamé le potentiel expressif de son travail qui apparaît plus que jamais comme un exutoire à l’inconscient. Lorsqu’on s’entretient avec lui, Bruno Deprez évoque volontiers ce rapport physique qu’il développe avec l’œuvre en devenir, ce corps à corps avec la toile, la matière et le sujet qu’il vit comme une joute, une lutte et qui explique notamment pourquoi il tend à privilégier les grands formats plus susceptibles de supporter cet assaut créatif. Les thématiques qu’il aborde ont de quoi surprendre. Outre une profusion de crucifixions vues sous tous les angles, l’artiste s’attache à des sujets rarement identifiables au premier coup d’œil. Il n’en demeure pas moins que les tableaux de Bruno Deprez établissement avec celui qui les regarde une connexion immédiate, une sorte de déclic amorçant un dialogue intérieur. (...)

 (...) Et pour ce qui est du Christ en croix, l’artiste le voit avant tout comme une allégorie de la souffrance humaine, sur un plan spirituel au sens large, hors de toute connotation religieuse. Bruno Deprez s’abandonne à une gestuelle qui s’affranchit des contraintes et débouche sur un vocabulaire formel plus en accord avec cette donnée de l’inconscient qui porte toute sa démarche. Gageons que la puissance sera toujours au rendez-vous et que ces développements se nourriront plus que jamais aux racines de l’inconscient. (...) 

L’événement, 2011


(...) C'est l'incompréhension devant la souffrance. Bruno a trop de compassion. Le repos de la mort n'apporte rien.

La difficulté d'accepter reste entière. Alors Bruno se rebelle. (...) 

Louis Colot, 1993


Lorsqu'il est apparut aux cimaises en 1983, Bruno Deprez avait 19 ans et prenait place immédiatement dans la ligne des "Jeunes gens en colère" et autre "Irascibles" des année 50. Plasticien aux dents longues, il crie en peinture et hurle en sculpture, véritable frère de lait des nouveaux sauvages allemands. (...) Ce n'est pas de contestation, c'est de révolte permanente qu'il s'agit. (...) Parti du cercle de l'enfer, à travers les remous de la violence, l'artiste émerge lentement des noires profondeurs. (...) Le combat singulier entre les divinités chtoniennes et la puissance solaire semble se muer en dialogue où perce le concept de la vie après la mort. Est-il de plus beau message pour un plasticien ? 

Anita Nardon, (A.I.C.A) 1993


Poursuivant ses combats héroïques avec d'inlassables figures rebelles, Bruno Deprez mène ses oeuvres au point de rencontre du chaos et de la maîtrise. Par de larges traits noirs, il sabre dans l'espace avec une sincérité qui ne se dément pas au fil des ans. 

Guy Gilsoul, (A.I.C.A) 1991


Un grand coup de gueule avec les oeuvres de Bruno Deprez. Coup de gueule ou, plutôt, cri étouffé, plainte sourde.

Tout ici nous parle d'amour. Et s'il s'agissait tout au plus de tenter de communiquer son désarroi, d'échapper pour un temps à ce mal de vivre. (...) Mais, derrière le regard inquisiteur, une formidable tendresse. 

Francis Chenot, 1989


Bruno Deprez a commencé par être très méchant (...) C'était le grand cri d'un garçon à peine majeur, qui voulait faire partager ses colères et angoisses sur la violence, le sexe, le fric et l'insécurité (...) Mais Bruno Deprez, s'il parle haut, ne gueule plus (...) On ne se bouche plus les oreilles. On l'écoute, on découvre qu'il a quelque chose à dire et qu'il est sincère.

Stéphane Rey, 1988


C'est un jeune artiste prometteur (...) Son langage est puissant tant dans la couleur que dans les formes. 

Zahava Seewald, 1987


Bruno Deprez entre dans le monde de l'art alors qu'il a à peine 19 ans et ne manque pas de souffle ni de véhémence (...)

Cela hurle et saigne de partout. (...) Caricature, à peine de la part la plus putride d'un quotidien où nous déambulons tous les jours, et il ne semble pas prêt à s'y cuirasser d'indifférence, ni à se boucher le nez. 

Jean Cimaise, 1985